La plume Virginie Roels

La plume de Virginie Roels

La plume est un livre écrit par Virginie Roels. On plonge dans une fiction politique française, où l’on s’amuse à faire des parallèles avec la réalité. Virginie Roels nous dévoile la vision narrée du Président Debanel et des Ministres qui l’entourent, ainsi que celle d’une journaliste, qui souhaite découvrir la raison d’une réaction étrange de l’actuel Président.

La plume est paru le 15 mars 2017 aux Editions Stock.

Mon avis sur La plume – Note 5/5

Se remettre dans un roman et, d’autant plus, dans une fiction politique m’a tout de suite enivré. J’avais hâte de découvrir ce nouveau livre qui me mettrait dans l’ambiance actuelle, celle des élections présidentielles. Je l’ai dévoré en une journée. On ose à peine quitter La plume pour quelques minutes tellement la curiosité nous prend. On a envie de savoir qui est ce David Joli, qui est ce Julien Le Dantec et ce qu’il s’est réellement passé durant le débat du second tour.

La pyramide de la classe sociale

Julien Le Dantec, l’étudiant

Tout au long du livre, on définit le poids des classes sociales auxquelles appartiennent les différents personnages. On comprend que Julien Le Dantec fait partie de la classe ouvrière. Qu’il désire prouver à son père qu’il réussit, malgré le décalage existant entre les deux. On va lui promettre une belle ascension, en lui proposant de travailler en tant que stagiaire à l’Assemblée Nationale. Julien y croit, il est naïf, il est jeune. Il va se laisser prendre au piège, il va se laisser prendre au jeu de la ‘méritocratie’. Julien, qui a ce talent pour l’écriture, va tout simplement se faire exploiter par David Joli pour trois importants discours.

David Joli, l’accès au pouvoir

David Joli est cet homme qui est arrivé à toucher du bout des doigts l’élite de la politique : L’Elysée. Il veut faire partie de cette sphère de requins. Ces requins sont ces hauts hommes politiques, auxquels David Joli tente d’aborder et de rencontrer. Il va oser s’y frotter et va malheureusement s’y brûler. Ce n’est pas son milieu. Son milieu est moins aisé que celui d’un Tarrand ou d’un Schummer. Il se fait inviter à des réceptions mais des réceptions dont il ne maîtrise rien, à l’exception de son retour en métro. Il se voit accueillir puis remercier en cours de soirée. Sa compagne va également subir le courroux de cette jungle politique, où David Joli rougira de cette image qu’elle projette. C’est aux mains de cet homme politique qu’il va laisser sa jolie petite-amie se compromettre. Il s’oublie et oublie d’où est-ce qu’il vient à cause de ce pouvoir grandissant. La soif du pouvoir !

Finalement, il acceptera bien plus tard ses origines sociales, où il se sentira en sécurité, chez soi et surtout où il pourra être lui sans être dévalorisé ou méprisé. David, qui aura exploité le talent de Julien, va se faire exploiter à son tour par un homme encore plus haut placé dans la société, Schummer.

Schummer, l’intermédiaire

Schummer est au service d’un autre Ministre. Il doit fournir ces fameux discours pour lequel on l’a sollicité. Ces textes que Julien Le Dantec a rédigé, mais qui ont pour nom celui de David Joli. Debanel le sait que ces textes viennent de plus bas. Tout le monde le sait.

Une hiérarchie personnelle comme professionnelle s’installe tout au long du livre.

La journaliste ou l’écrivain ?

Chrystelle Knox est cette journaliste / enquêtrice qui s’applique à découvrir fébrilement ce qu’il s’est passé au cours de ce second tour de débat. Elle avance en tâtant, elle est jeune. Ses ressources financières sont minimes et reflètent parfaitement le statut de l’enquêteur sans argent, qui veut absolument percer avec un article / un documentaire afin de se soulever à un plus haut rang.

Elle est novice, on le sent. Elle se laisse avoir par quelques subterfuges et se laisse indirectement guider / orienter par son fournisseur d’informations. Elle a encore beaucoup à apprendre et on découvre avec elle les petits vices de ce milieu politique et celui de la communication des médias.

En découvrant la biographie de Virginie Roels, on se demande si Chrystelle Knox ne serait pas Virginie Roels, lorsqu’elle était rédactrice en chef chez TV Presse ?

Quand et où le lire ?

A lire dès maintenant pendant les élections présidentielles au métro Solférino dans un bar face aux ambassades.

Pour retrouver la photo, c’est sur Un Livre, Un Café

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