Nada Carmen Laforet plat espagnol

Nada est un livre écrit par Carmen Laforet. On part en direction de Barcelone en 1940. On y rencontre une jeune femme âgée de 18 ans, Andréa. Elle y est hébergée par une partie de sa famille, dont la personnalité est aussi étrange étrange des uns comme des autres. Elle souhaite y étudier les lettres. Quelles seront ses relations avec sa famille, avec son amie et ses nouvelles rencontres ?

Nada est (réap)paru en 2006 aux Editions Le Livre de Poche.

Mon avis sur Nada – Note 4/5

Andréa est une jeune femme au passé compliqué et au destin peu agréable. Elle a perdu ses parents. Elle vit aux dépens de la bonté familiale. Une famille qu’elle rejoint durant un an à Barcelone. C’est ainsi durant cette période que l’on va voir évoluer Andréa autour de tous ces protagonistes intriguants et fous.

Un sentiment étrange et éloigné

Rien

Nada est un titre bien défini à ce livre et à cette jeune femme. En français cela signifie rien. Rien parce que Andréa n’a rien dans la vie. Elle n’a qu’un projet : étudier ses lettres à Barcelone. Qu’est-ce qu’elle a à perdre finalement, à part son mouchoir de baptême et ses souvenirs. D’ailleurs, les souvenirs elle n’en a pas non plus. Elle ne les évoque pas. Ce sont tous ces protagonistes : tantes, grand-mère, belle tante, amie qui lui parleront de leurs souvenirs, des désirs qu’ils ont pu susciter. Elle, le désir ? Rien. Elle n’en a pas au début de l’histoire, elle n’en a surement pas assez bien conscience. Ils vont s’affiner à travers la nourriture et le plaisir de se retrouver seule à marcher. Il ne lui reste que ça, sa solitude, ses propres pensées.

Rejetée

Elle est rejetée de toute part, volontairement comme involontairement. Ses parents sont décédés. Sa nouvelle famille, qui l’accueille à Barcelone, lui octroie une ridicule place au sein de l’appartement. Elle est comme un parasite aujourd’hui, alors qu’avant elle était la petite nièce que l’on chérissait. Sa tante lui impose le poids de la religion et la dureté d’une vie cadrée. Ses oncles sont tous les deux incroyablement terribles. Pour l’un, il est fou d’être un artiste raté et pour l’autre, il est fou par la peur de ses sentiments et en devient violent. Andréa est un meuble dans cette maison, on lui fait comprendre qu’elle n’est rien, qu’elle n’a rien vécu, qu’elle ne sert à rien. Elle est, ici, méprisée par une famille au passé torturé. A leurs yeux, elle n’a rien vécu d’horrible dans sa vie comparé à eux. Elle mérite des claques dans la vie et son oncle Juan le lui glisse gentiment à la fin du roman.

Elle est tout simplement un vecteur qui nous plonge dans l’histoire de cette famille et dans la vie de son amie Ena. Une amie qui l’a également rejetée pendant un certain moment. Elle aussi est i

nstable dans sa vie.

Il n’existe que des êtres meurtris par la guerre civile et le régime de Franco. Des êtres, où les pauvres vivent une misère et décrient leur excès de folie et, où des riches ont à peine conscience de ce qui se passent autour d’eux. Ces derniers s’entourent d’Andréa, une pauvre miséreuse qui ajoute un charme pétillant à leur riche vie de bohème.

Quand et où le lire ?

A Barcelone, en Espagne ou à une terrasse de café sur un grand boulevard.

Pour retrouver la photo, c’est sur Un Livre, Un Café

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.