les mémoires madame campan

Les Mémoires est une biographie historique écrit par Madame Campan, première femme de chambre de Marie-Antoinette. Dans ce livre, elle retranscrit la vie de la reine depuis le début de son service jusqu’en 1792. Ces mémoires se divisent en deux livres. La première dévoile la jeunesse de Marie-Antoinette jusqu’à la veille de la Révolution. La seconde inscrit le courage et la maturité de la reine durant la Révolution.

Mémoires, et si on en discutait ?

Le portrait de Marie-Antoinette

Madame Campan est entrée à la cour de Versailles, alors âgée de quinze ans. Elle était lectrice pour les tantes de Louis XVI, filles cadettes de Louis XV. Puis, deux ans après, elle rentra au service de la dauphine en 1770 comme seconde femme de chambre. En 1786, elle est nommée Première femme de chambre de la reine jusqu’en 1792.

Nous pouvons qualifier Mme Campan comme étant l’une des confidentes de Marie-Antoinette. A partir de cette relation, de ce qu’elle a vu et entendu, la Première femme de chambre relata la vie de la reine : de son arrivée jusqu’à la Révolution française.

Qu’apprenons-nous sur la reine?

Dans Les Mémoires, Mme Campan retranscrit vingt-deux ans de faits et d’histoires sur la reine. Nous y apprenons comment vivait la Cour, comment les courtisans se comportaient. Mais, nous en apprenons davantage sur la reine. Madame Campan déploie une certaine énergie pour expliquer dans quel monde vivait  Marie-Antoinette. Elle y décrit ses traits de personnalité, tels que sa bonté auprès des nécessiteux ou sa naïveté auprès des courtisans qui tentaient régulièrement de la piéger. Elle explique que la reine était en permanence dans un environnement oppressant et menaçant. La Première femme de chambre détaille également les amis que la reine s’était faits pour trouver son cocon de protection. On peut y lire le comte d’Artois, frère de Louis XVI, la comtesse Jules, plus connue sous le nom de duchesse de Polignac, la princesse de Lamballe… Des relations précieuses qui ont porté préjudice à la reine. Mme Campan défend également Marie-Antoinette sur des faits historiques qui l’ont décrédibilisé tels que l’affaire du collier, la guerre d’Indépendance américaine.

La Révolution est également un sujet que Mme Campan va beaucoup détailler, en déculpabilisant la reine sur les soit-disants actions et dires qu’elle aurait faits selon l’Assemblée. Elle défend la reine en expliquant dans quelle situation désastreuse la famille royale s’était retrouvée. Elle redonne du sens aux actions et explique à quel point la reine et le roi n’ont jamais voulu autre chose que le bonheur du peuple.

Et Axel de Fersen dans tout cela ?

Le comte suédois Axel de Fersen a rencontré en 1774 Marie-Antoinette lors du bal de l’Opéra. Liaison ou non, leurs profonds sentiments l’un pour l’autre étaient sincères. Dans Les Mémoires, je me suis attendue à ce que Madame Campan parle de cette rencontre, de cette liaison, notamment lorsqu’elle explique brièvement cette escapade au bal masqué de l’Opéra. Il n’en est rien. Pas une ligne sur Axel de Fersen, l’amant caché de la reine. Quand Mme Campan aborde la Révolution, également on s’attend à lire des détails sur la fuite de Varennes. Rien non plus, à l’exception de quelques bribes d’information par-ci par-là. Le nom de Fersen semble inconnu.

Pourquoi ? Mme Campan a surement désiré dévoiler principalement l’autre voix que personne ne voulait entendre. Celle qui a entendu et vu la réalité des faits sur ce qui était soit-disant reproché à Marie-Antoinette. Egalement, bien que Madame Campan était une des confidentes de la reine, il est presque certain que la reine connaissait la dangerosité de cette relation avec Axel de Fersen et préférait minimiser les bruits en dévoilant le moins possible sur ses sentiments. Dans le cas où la Première femme de chambre était au courant de certains faits, elle comprenait les conséquences de ces actions et ne pouvait déshonorer la reine de France ou donner des arguments pour l’inculper davantage. Il n’est pas un hasard si Marie-Antoinette et Axel de Fersen possédaient une relation épistolaire codée. Des lettres signés d’un autre nom qui ont été majoritairement brûlées.

Pour aller plus loin

Si vous désirez en apprendre davantage sur la reine, je vous invite à :

  • Lire :

le beau livre Un jour avec Marie-Antoinette,

Les détails romancés par Alexandre Dumas sur l’affaire du Collier,

La fin de vie sur Marie-Antoinette avec Les derniers jours des reines

Jour par jour, les détails du mariage de Marie-Antoinette et Louis XVI

  • Voir :

Marie-Antoinette, le film rock’n roll de Sofia Coppola

Les adieux à la reine de Benoît Jacquot, un film retraçant à travers la lectrice de la reine, les trois jours suivant le 14 juillet 1789

Quand et où le lire ?

Au soleil dans les jardins de Versailles ou dans les jardins des Tuileries.

Pour retrouver la photo, c’est sur Un Livre, Un Café

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