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L’Amant de Marguerite Duras

L’Amant est un livre écrit par Marguerite Duras. Née à Gia Dịnh (en banlieue de Hô-Chi-Minh-Ville, anciennement appelé Saïgon) en 1914, Marguerite Donnadieu, son nom d’origine, nous raconte dans L’Amant son enfance, son adolescence et sa rencontre avec le chinois de Cholen, alors âgée de 15 ans.

L’Amantet si on en discutait ?

Ce n’est pas mon livre préféré, cependant il marque !

Enfin, je me suis mis à lire L’Amant ! Un essai dont tout le monde me parle et qui laisse pour certains un coup de coeur et pour d’autres une interrogation. Pour ma part, je ne dirais pas que c’est mon livre préféré, mais il serait également contraire de dire qu’il ne m’a pas marqué.

Je l’ai lu en deux fois et après avoir fermé deux fois ce livre, les souvenirs de Marguerite Duras ont raisonné en moi. Tout ce qu’elle y raconte est poignant car elle y mélange des sentiments forts, douloureux et amoureux.

A dire vrai, L’Amant m’a davantage rendu l’âme morose. Il y a d’abord, cette mère qui est instable et dépressive, qui préfère son fils aîné et dispendieux à ses deux autres enfants. Ce fils aîné et son autre frère ne sont-ils pas impolis et profiteurs lorsqu’ils rencontrent l’amant de Cholen ? Et pourtant, il est difficile de juger car cela est une autre époque, un autre lieu, une autre vie. Le manque de moyen pour maintenir un style de vie bourgeois est également soulevé dans ce livre et se sent à travers certains sacrifices, à travers, par exemple, l’investissement dans des photographies. Elle achète les souvenirs du passé. Egalement, il serait impensable de ne pas parler de la différence entre les blancs et les autres, qui ont, par exemple, une meilleure place dans le bus.

Son premier amour

Le chinois de Cholen sera son premier amant, son premier amour, sa première relation sexuelle. Bien que le titre porte le nom de L’Amant, il ne s’agit pas ici que d’une histoire d’amour, mais bien d’une preuve qu’elle va vaincre des obstacles de sa jeune vie.

On sent qu’à travers son caractère la jeune Marguerite veut choquer, veut provoquer et veut essayer. Elle est en âge pour. Elle va ainsi mettre un chapeau d’homme. Ce chapeau est tout pour elle car il la fait tout entière à lui seul. Il dénote, il choque. Cette forme d’insolence va surement plaire au chinois de Cholen, alors âgé de 12 ans de plus qu’elle. Une histoire qui même entre eux ces deux personnages est difficile à expliquer. Il y a de l’amour physique mais peu de paroles. Elle assume d’être sa maîtresse et arrive même à pouvoir rentrer à l’heure qui lui convient dans son pensionnat. Elle accepte ses envies, elle semble l’aimer bien qu’elle ne le dise pas directement. Toutefois, cette passion sexuelle, ce besoin de se retrouver (surtout pour lui) est contraire à la société. Le père du chinois ne pourrait accepter une union avec une européenne. Et la famille de Marguerite illustre parfaitement leur désintérêt pour cette relation discrète. Mais que importe, ils savent qu’ils ne finiront pas ensemble et ils en profitent.

Cet essai laisse la sensation que Marguerite se questionne sur sa vie, sur sa famille et ses envies. Elle teste, elle essaye, elle provoque. Je dirais qu’il y a une forme d’insatisfaction dont elle pousse les limites jusqu’à un certain niveau raisonnable, pour elle.

Finalement

L’Amant n’est pas qu’une histoire d’amour, mais un ensemble d’épreuves que Marguerite Duras nous dévoile dans cet essai. Peut-être n’ai-je pas assez détaillé certains points, cependant ils résultent des premières pensées que ce livre a laissé dans ma mémoire : une histoire qui marque l’esprit. Il est bien rare qu’un livre me laisse une pareille sensation.

L’Amant reçut le prix Goncourt de 1984. Je vous laisse y découvrir ses impressions via cette vidéo de l’INA.

Quand et où le lire ?

Près du Mékong, dans un bateau, dans une barque ou dans un environnement qui rappelle l’eau.

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